Cinq questions à Edith aka bouDU !

Edith a créé bouDU et bouDU Studio à Madrid. Avec son style plein d’humour, elle vous accompagne dans les jolis événements de la vie et vous concocte aussi des logos plein de poésie ou un nouvel habillage pour votre blog !

A découvrir !

« Bonjour Edith aka bouDU et merci de partager avec nous ton expérience de Femme et Entrepreneure, Ici ou Ailleurs !

Prête à nous en dire plus en 5 questions ? Prête mais attention, je suis bavarde !

1. Pourquoi la création de bouDU ?

bouDU est née de la rencontre de trois bonnes fées au dessus de ma tête à 38 ans.Boudu 3

La première s’appelle EXPATRIATION. J’avais suivi mon breton à Madrid avec mon premier bébé et j’étais, entre autres, « femme d’expat ».

Cet éloignement de ma vie professionnelle m’a donné le temps de réfléchir à ce que j’attendais vraiment de mon avenir pro. J’avais une grosse envie de sortir de ma zone de confort et de monter un projet personnel.

La seconde fée s’appelle MATERNITÉ. L’envie est apparue après un an de fusion totale avec mon bébé impératrice. J’avais grand besoin de me retrouver intellectuellement parlant, alors j’ai tout remis à plat et suis repartie à l’école à Madrid pour passer un diplôme d’infographiste.

La troisième bonne fée s’appelle CRÉATIVITÉ. Après avoir dessiné le faire-part de naissance de mon premier bébé, je me suis attelée à celui de mon mariage. Et tout le monde autour de moi me disait de me lancer que j’avais un petit quelque chose. Je faisais déjà quelques bidouilles pour mon cercle proche. Alors avec ces trois bonnes fées derrière moi, j’ai eu l’idée de créer ma boutique de papeterie sur mesure et mon studio d’infographie et webdesign que j’ai appelés bouDU.

Pourquoi ce nom ? Mes parents sont audois. Moi j’ai grandi à Paris mais une partie de mon histoire est dans le sud. Et là-bas, quand on veut marquer sa surprise on dit BOUDU ! oh mon dieu ! J’aimais l’idée d’une marque qui amène cette emphase. L’autre raison c’est que mon breton de mari est finistérien (le bout de la terre) et souvent il rit en disant qu’une boudu a épousé un « du bout ». Voilà pour le nom.

L’idée, quant à elle, maintenant que j’ai un peu de recul, a germé assez tôt, il y a une quinzaine d’années. Je travaillais dans le milieu culturel en production. Chaque événement s’accompagne de moyens de communication conséquents. A un moment, je me suis plus amusée à travailler cette partie-là que sur le contenu. Je crois que c’est là qu’on peut dire que j’ai trouvé mon projet et pris la décision de mettre de la distance avec mon ancien job mais je ne le savais pas encore.

atelier des possibles CV boudu webMais le rôle de l’expatriation a été fondamental. Sans cette expatriation, je n’aurais jamais pris le temps de la réflexion. Je ne me serais pas accordée le temps et la possibilité d’y penser et de l’accepter. Devenir entrepreneur est tout à la fois une grossesse et un accouchement, avec ses « petits désagréments », ses grands dangers qui rôdent et son énorme bonheur. Pour ça, il faut du temps et de la disponibilité. C’est exactement ce que l’expatriation propose si on veut bien s’en donner les moyens.

2. Quels ont été les challenges auxquels tu as été confrontée, en tant que femme, qu’entrepreneure et en vivant à l’étranger ?

Ah ah ah, si je réponds à cette question, nous allons perdre des lectrices. J’ai passé mon diplôme dans une langue que je ne parlais pas un an avant.  J’ai passé ma première année d’école enceinte de mon roi et la seconde avec un nouveau-né à la maison gardé par un ange gardien, je repartais à l’école entre deux tétées. J’ai tout construit dans ce contexte-là, avec une impératrice de 3 ans, un roi nouveau-né et un breton travailleur et voyageur. C’était… intense mais j’ai la chance d’être une hyperactive.

Le second challenge évident, c’est que le meilleur ennemi de l’entrepreneuse est… elle même. D’autant plus qu’il s’agit d’un projet créatif. Donc le challenge a été (et demeure) celui de croire en soi même. Cela peut paraître cucul la praline écrit comme ça mais je sais que la grande majorité des entrepreneurs ou aspirantes comprennent. Il faut se faire confiance. Surtout quand on est fatiguée, qu’on a fait une erreur ou que le programme n’est pas celui qu’on pensait (et ça, c’est tout le temps).

Le troisième et dernier challenge a été de résister à tous les oiseaux de mauvais augure au moment de la création de bouDU.

Si vous pensez comme moi que, quand on a des enfants, beaucoup de gens expriment soudain un avis sur nos choix, ce n’est rien comparé à ce que l’on entend quand on veut créer une boite. Tous les gens que je croisais ou presque me faisaient passer une sorte d’entretien de solidité de mon projet quand ils ne me disaient pas carrément que j’allais me planter (ce qui statistiquement est vrai si l’on en croit le taux d’entreprises qui survivent à leurs premières années et alors ?).

Alors mon conseil, taisez-vous et foncez (tout en bétonnant votre projet bien sur) !

3. Quelle est ta plus grande réussite ?CB jardins boudu web

bouDU. Impossible de sortir un projet des autres. Je m’amuse tout autant à dessiner un logo pour un petit entrepreneur, qu’à designer un site ou à prendre le temps d’écouter une future maman me parler de ce qu’elle voudrait pour son faire-part.

La plus grande réussite c’est d’être encore là trois ans après.

4. Quels sont tes projets, peut être un autre rêve à réaliser ?

Oh que non. bouDU a trois ans, mon seul projet et mon seul rêve est de continuer à travailler et à la faire grandir. Rien n’est gagné. Rien n’est acquis. Je me paye à peine pour le moment, c’est le début d’une course où il s’agit de courir un marathon à la vitesse d’un 100 m.

Alors du coup, si, en y pensant, j’ai un vieux rêve, une semaine dans un endroit paradisiaque à ne rien faire… ah ah ah. Mais dans quatre ou cinq ans.

5. Ton conseil aux Femmes et Entrepreneures, Ici ou Ailleurs ?

Osez !

Croyez en vous, appuyez-vous sur votre moitié, travaillez, travaillez et apprenez de vos erreurs. Le chemin est long et difficile mais il vous offre la liberté et ça, ça n’a pas de prix. Quand on y a goûté, on ne veut plus jamais la perdre. »

Retrouvez bouDU dans son studio http://boudustudio.com ou sa boutique http://bouduboudu.com

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